Groupe ABE, Inc.

Association burkinabè de l’économique, Inc.

Crises, paradis fiscaux, endettement et États fragiles

Publié par assobe le 2 mai 2009

Plusieurs intervenants de la communauté internationale (ex. Diouf, A. 2008 in Ideas for Development) se sont levés pour réclamer d’une façon ou d’une autre que l’attention des dirigeants du monde (le G20 en particulier) ne soit pas seulement focalisée sur la crise financière actuelle. Les raisons qu’ils avancent nous semblent fondées, à savoir que la crise financière n’est pas la seule crise à résoudre. En effet, elle a été précédée par deux autres crises qui n’ont pas été résolues. Ces deux autres crises sont : (i) la crise de l’énergie, et (ii) la crise alimentaire. Aussi, la question du réchauffement de la planète ne doit pas être mise de coté dans la mise en œuvre des politiques publiques contre la récession. Une économie à forte dose d’écologie est, peut-être, la solution la plus durable à la crise financière.
statut de la liberté
De façon générale, la crise de l’énergie et la spéculation boursière sur les produits alimentaires figurent en tête de liste des causes de la crise alimentaire. La crise de l’énergie s’est manifestée par une montée vertigineuse des coûts de l’énergie qui avaient atteint les sommets que nous connaissons. La conséquence de cette montée des coûts de l’énergie a été l’augmentation des coûts des transports et la hausse progressive de la rentabilité des entreprises qui produisent les biocarburants à base de céréales. À ces deux éléments, vient se greffer l’augmentation de la consommation alimentaire mondiale. Une part faible de la crise alimentaire peut être attribuée aux aléas climatiques (catastrophes naturelles). Toutefois, une augmentation de cette part est à craindre puisse que, selon les experts, le réchauffement climatique accentuera la paupérisation des masses dans les années à venir. En témoigne le nombre grandissant de refugiés environnementaux (Philippines). À cette liste, il est intéressant d’ajouter la faiblesse des investissements agricoles dans les pays les moins avancés (PMA) depuis plusieurs décennies tandis que l’agriculture reste le secteur économique dominant dans ces pays. Un contraste qui fait de l’autosuffisance alimentaire un luxe inaccessible dans plusieurs pays pauvres notamment ceux d’Afrique subsaharienne.

Avenues de solutions

(i)Nous pensons que la solution à la crise de l’énergie sera trouvée en vulgarisant les nouvelles énergies propres (ex. éolienne, électricité et hydrogène pour le transport, solaire, etc.) qui viendront compléter les sources d’énergie existantes ou les remplacer, et par l’exploitation à plus grande échelle de l’une ou l’autre de ces sources. Tout dépend de l’importance que la question du climat aura dans l’Agenda mondial à venir. À ces énergies propres, il convient d’exclure les carburants produits à base de denrées alimentaires et de réduire, voire de supprimer, les subventions à leur développement. Cela évitera, peut-être, d’entrer en conflit avec toute solution à la crise alimentaire.

(ii)La solution à la crise alimentaire passe par l’abandon des biocarburants et la libération des surfaces cultivables occupées pour une plus grande production de denrées à des fins d’alimentation humaine. En plus, il faut que les pays qui possèdent des surfaces disponibles et cultivables puissent les louer à des pays en manque de terres cultivables comme la Chine. Cela pourrait générer des emplois agricoles qualifiés dans certains pays africains et asiatiques (déjà fait en Asie) et leur apporter des revenus supplémentaires pour mieux combattre la pauvreté tout en s’appropriant les technologies agricoles les plus modernes.

(iii) La solution qui nous parait la plus juste à cette crise financière doit contenir des mesures pour prévenir d’éventuelles crises énergétiques, alimentaires, et les colères de la nature à venir. Les guerres à venir doivent être évitées (car toute crise couve une guerre). Celles des dernières décennies menées par le Gouvernement américain figurent en tête de liste des causes de ce désordre financier.

Toujours au chapitre des solutions, nous pouvons citer les programmes de relance budgétaire qui sont mal coordonnés au niveau global (le retard des européens), les programmes visant à augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs (celui de Harper au Canada) et les divergences entre Européens et Américains. Au fait, tandis le couple américano-britannique, d’Obédience anglo-saxonne, veut reconduire l’ancien système, qui aurait fait ses preuves, tout en y apportant des corrections, le couple franco-allemand, d’Obédience européenne, prône une reforme complète du système financier international (nouveau Bretton Woods).

L’un des buts des politiques actuelles, c’est la lutte contre la déflation, la baisse du coût de la vie sur plusieurs trimestres. Certaines banques centrales notamment la Banque du Canada envisage même d’utiliser la planche à billet pour contrer la déflation. Bien que les revenus baissent partout et que des salariés acceptent des baisses de salaires pour sauver des multinationales comme Chrysler (EU-Canada, in France24), la déflation reste une chose à éviter pour ne pas saper l’effet des politiques de relances budgétaires qui ne tarderont à se manifester selon le FMI. Les politiques monétaires laxistes devraient continuer pour maintenir les prix à un niveau favorable aux mesures de relances en cours.

En outre, nous pouvons affirmer qu’il n’est pas possible que les paradis fiscaux disparaissent; les pays considérés comme des paradis fiscaux se sont alignés sur la vision anglo-saxonne quant à l’avenir du Système financier international (SMI). Ils n’ont donc pas à être inquiets car sous cette impulsion, le G20 veut lutter contre la crise sans reformer profondément le système financier qui l’a engendré. Néanmoins, ceux qui ont rêvé de la levée du secret bancaire international peuvent se réjouir dans la mesure où certains paradis fiscaux comme la Suisse ont été contraints par les pressions internationales (françaises par exemple) à publier une liste partielle des détenteurs de comptes bancaires jugés secrets. Rappelons que la Suisse, le Luxembourg, Principauté d’Andorre, le Liechtenstein, Monaco, plusieurs autres pays et Îles sont taxés d’être des paradis fiscaux (la liste des Paradis fiscaux,Investissements dans les Hedge funds).

Endettement et États fragiles

L’aide publique au développement (APD) est en baisse en particulier cette année 2009. Nous faisons cependant le constat que cette diminution des flux de l’aide international s’accompagne d’une augmentation des ressources du Fonds monétaire international (FMI). En effet, le FMI vient de voir ses ressources augmentées alors que plusieurs pays développés avaient annoncé au début de la débâcle financière une baisse de leur APD au pays en développement (PED). Il est claire que les pays vont plus s’endetter et pas seulement les pays pauvres.

Ce n’est pas pour rien que dans le livre des nouveaux engagements auprès du Fonds, on puisse désormais citer des pays au passé économique jadis enviable comme l’Irlande. Compte tenu de l’assèchement de leurs ressources en capitaux et du crédit, plusieurs pays de l’Europe de l’Est notamment la Hongrie, la Lettonie, la Roumanie, l’Ukraine et la Serbie (pour l’instant) ont sollicité une assistance du Fonds pour mieux faire face à la tourmente. Il n’est pas exclut que plusieurs PED et même certains pays émergents prennent de nouveaux engagements auprès du Fonds surtout si l’onde de choc de cette crise s’étale sur le moyen terme, c’est-à-dire les 1, 2 voire 3 années à venir. Si cela advenait, nul doute que la liste des États fragiles (en terme d’endettement et non en terme de développement ou de sécurité) va s’allonger alors qu’une autre crise semble se profilée à l’horizon, la grippe A H1N1 qui a déjà atteint 17 pays.

© Groupe ABE, Inc., les points de vue exprimés n’engagent que la rédaction du Groupe

Cet article est soumis à des modifications car sa rédaction est en cours.

Lire Que sont les “Hedge Funds” ? de la Rédaction de MoneyWeek.

Publié dans Afrique, association, Économie, crédit, crise financière, endettement, FMI, idées, prix | Laisser un Commentaire »

Céréales : une moins bonne récolte en 2009

Publié par assobe le 23 avril 2009

Par Pierre Tenaud, 23 mars 2009

Pierre Tenaud

Les biocarburants jouent un rôle dans la flambée des prix et dans la quantité de demande, mais c’est surtout la croissance de la population mondiale qui provoque les pénuries.

Selon le site Planetoscope.com, chaque jour le monde compte 200 000 “bouches à nourrir” de plus. La production agricole doit donc faire face à une croissance constante et particulièrement forte de la demande.

Du côté de l’offre, la FAO annonce une récolte de maïs et de blé en baisse en 2009. “Selon les premières indications, la production céréalière mondiale en 2009 sera inférieure au niveau record atteint en 2008″.

Indice des prix des produits alimentaires

Lire la suite sur MoneyWeek.fr

© MoneyWeek, Graphe 23 mars 2009

Publié dans Afrique, demande, offre, prix, production | Laisser un Commentaire »

Le Premier Ministre du Burkina Faso, S.E. Tertius ZONGO se confie à Thierry Hot de la chaîne Africa24

Publié par assobe le 22 avril 2009

L’un des sujets qui intéresse l’ABE, Inc. est sans doute ceux liés à l’Assainissement des finances publiques et la crise financière internationale. Nous vous proposons une entrevue du Premier Ministre Tertius ZONGO accordée à la chaîne de télévision Africa 24, et retranscrite par Fasozine. «Je rêve souvent que le président du Faso me demande de démissionner de la Primature» Fasozine – 22-04-2009 © Fasozine

Autre article Fasozine

La baisse de l’IUTS est effective
Fasozine – 22-04-2009 © Fasozine

Publié dans Afrique, Économie, Burkina Faso, charge fiscale, crise financière, finances publiques | Laisser un Commentaire »

L’Afrique est fortement touchée par la récession mondiale

Publié par assobe le 17 avril 2009

Le 17/04/2009 à 07:30 – Mis à jour le 17/04/2009 à 09:13

“L’Afrique est fortement touchée par la récession mondiale”
Derreumaux, Directeur de Bank of Africa

Le continent africain n’a pas directement souffert de la crise financière. Par contre, son impact sur l’économie risque de se faire fortement sentir, prévient Paul Derreumaux, le Président de Bank of Africa. Crée en 1982, ce groupe bancaire est présent dans 11 pays d’Afrique et gère un bilan consolidé qui devrait approcher en 2008 les 3 milliards de dollars. L’objectif de Bank of Africa est de poursuivre son extension géographique et d’étoffer sa palette de services afin d’entrer dans le top 10 des banques subsahariennes au cours de la prochaine décennie. Mais pour se faire, Paul Derreumaux estime aussi que certaines pratiques devraient changer en Afrique.

Capital.fr : Quel est l’impact de la crise financière sur le continent africain ?
Paul Derreumaux : L’Afrique n’a pas été touchée par la crise des subprimes car les banques du continent n’avaient ni les moyens, ni l’habitude de travailler sur de tels produits. Les établissements bancaires n’ont pas non plus souffert de la faillite de Lehman Brothers ou des difficultés rencontrées par Fortis, car ils ne s’adonnent pas à la titrisation de créances. Par contre, bon nombre de Bourses africaines ont chuté. Et certaines se sont même littéralement effondrées comme au Nigeria où les banques cotées ont souvent plongé de près de 80%. Mais plus que la crise financière, la grande crainte pour l’Afrique, c’est l’impact de la crise économique qui se développe et commence déjà à se faire sentir.

Capital.fr : Par quels vecteurs la dégradation de la conjoncture mondiale se transmet-elle à l’Afrique ?
Paul Derreumaux : La récession mondiale pénalise l’Afrique par de multiples phénomènes. La baisse du prix du pétrole, par exemple, va faire souffrir des pays comme le Gabon ou l’Angola. La chute des minerais entraîne le report voire l’annulation d’exploitation de nouvelles mines, ce qui représente un manque à gagner important pour des pays comme le Sénégal ou Madagascar. Ensuite, l’envoi d’argent par les travailleurs immigrés va forcément se ralentir. Or, c’est une manne financière considérable. Les pays qui dépendent du tourisme enregistreront aussi sans doute une baisse de leurs ressources. Enfin, la crise risque d’obliger certains pays du Nord à diminuer le montant de l’aide publique au développement, qui est pourtant primordiale pour améliorer les infrastructures en Afrique et donc le quotidien des Africains.

Capital.fr : Le FMI a récemment tenu des propos très inquiétant sur les perspectives de croissance…
Paul Derreumaux : Gare à l’excès de pessimisme. Bon nombre d’Etats disposent des moyens pour traverser cette crise. Ils peuvent compter sur la demande intérieure et sur leurs ressources naturelles. En moyenne, l’Afrique devrait progresser à un rythme compris entre 3 et 5% en 2009, ce qui est certes nettement inférieur au rythme enregistré dans le passé, mais reste encore enviable. Les prévisions du FMI me paraissent donc trop alarmistes. Pour autant, il faut que les Etats africains fassent preuve d’une bonne gouvernance et maintiennent leur niveau de dépenses dans les infrastructures d’énergie, les routes, l’éducation…

Capital.fr : Mauvaise gouvernance, corruption… ne sont-ils autant de freins à l’essor de l’Afrique ?
Paul Derreumaux : Même si dans certains pays on note des efforts louables, la corruption est en effet encore trop répandue, ce qui freine le « business » en Afrique. Il faut changer ces pratiques. Les banques sont relativement protégées de cet environnement néfaste car le secteur est très réglementé et contrôlé par des organisations supranationales, ce qui nous permet de ne pas dépendre de possibles dérives dans certains Etats.

Propos recueillis par Frédéric Cazenave
© Capital.fr

Publié dans Afrique, Économie, Burkina Faso | Laisser un Commentaire »

Les objectifs de l’ABE

Publié par assobe le 12 avril 2009

Les objectifs tels que déposés auprès des autorités burkinabè sont :

(i)Utiliser les ressources de l’Association pour contribuer pleinement aux actions de développement du Burkina Faso, (ii) faire connaître l’apport des économistes au mieux être de la société, (iii) promouvoir les membres, (iv) former les membres, (v) faciliter la mise en relation des membres et des recruteurs, (vi) promouvoir la solidarité professionnelle de ses membres.

© Groupe ABE, Inc. 2007-2009

Publié dans Afrique, association, Économie, Burkina Faso, finance, groupe, objectifs | Tagué: | Laisser un Commentaire »

Les juges bouclent l’enquête sur l’affaire Kerviel

Publié par assobe le 27 janvier 2009

Fin du premier acte. Les juges chargés de l’enquête sur les falsifications imputées au trader Jérôme Kerviel qui ont coûté 4,9 milliards d’euros à la Société Générale, ont mis fin à leurs investigations, un an après la révélation de l’affaire. Quatre jours après la dernière audition du trader jeudi, au cours de laquelle ses avocats ont sans succès demandé aux magistrats de nouveaux actes d’enquête, les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset ont officiellement notifié la fin de leur enquête, ouverte le 28 janvier 2008.

La défense de Jérôme Kerviel et la banque – partie civile dans l’affaire – disposent maintenant de trois mois pour réclamer éventuellement des actes d’enquête complémentaires. Le parquet prendra ensuite ses réquisitions visant ou non au renvoi devant le tribunal correctionnel de Jérôme Kerviel et de son assistant Thomas Mougard, également poursuivi dans ce dossier. L’ancien trader est mis en examen pour “abus de confiance”, “faux et usage de faux” et “introduction frauduleuse de données dans un système informatique”. Il est soupçonné d’avoir pris des positions non autorisées sur les marchés financiers, qui ont atteint 50 milliards d’euros en janvier 2008 et engendré une perte de 4,9 milliards pour la Société Générale, la plus importante dans l’histoire de la finance imputable à un trader. Son assistant est pour sa part poursuivi pour “complicité d’introduction frauduleuse de données dans un système informatique”.

©lepoint.fr

Publié dans Burkina Faso | Laisser un Commentaire »

Burkina Faso: rencontres tous azimuts sur les rapports des institutions de la République

Publié par assobe le 26 janvier 2009

<

Publié dans Burkina Faso | Laisser un Commentaire »

Le concept de panels atemporels et l’analyse économique

Publié par assobe le 21 mai 2008

Alors qualifiées de données de choix hypothétiques, les données de choix répétées ont pour la première fois été qualifiées de panels atemporels dans une étude réalisée pour le gouvernement du Canada.

Les données de choix hypothétiques sont récoltées au cours des enquêtes de types « préférences déclarées ». Comme leurs noms l’indiquent lors d’une enquête de préférences déclarées les consommateurs déclarent leurs préférences contrairement aux préférences révélées où ils révèlent leurs préférences à l’enquêteur ou au chercheur. Les enquêtes de type « préférences déclarées » placent le consommateur dans un contexte de marché hypothétique, mais réaliste et lui demandent de faire des choix entre différentes alternatives aux caractéristiques distinctes (Ex. choix de véhicules, choix de carburants de remplacement).

Traditionnellement, un panel est un échantillon de population censé être représentatif de la dite population. Un panel peut aussi être plus spécifique et représenter seulement une partie de la population. Il est, en général, recueilli sur la consommation ou le choix de produits bien établis sur le marché. La différence fondamentale entre des données de panels traditionnels et des coupes transversales réside au fait que les données en coupe transversale comportent une dimension, en occurrence la dimension individu tandis que les panels traditionnels comportent deux dimensions, la dimension individu et la dimension temporelle. L’introduction de cette dimension temps est attribuable au fait que l’échantillon des consommateurs est observé à plusieurs périodes de temps par exemple le jour, le mois et l’année.

Nous allons sortir du cadre de panels traditionnels pour adopter le concept de panels atemporels que nous prendrons soin de définir par la suite. Ils sont généralement obtenus dans les enquêtes de préférences déclarées comme mentionné ci-dessus. Dans de telles enquêtes, les choix sont souvent présentés de façon répétée. C’est cette répétition qui introduit la structure en panel. Supposons que quatre options ou alternatives hypothétiques soient présentées à un échantillon d’une population et que l’on demande aux répondants de choisir entre ces quatre alternatives aux attributs distincts. Pour chacune des alternatives, on demande aux répondants de lire les caractéristiques listées et d’indiquer leur choix en cochant une case (Matt Horne 2003, Canadian Transportation Preferences Study).

Comme vous pouvez le constater, l’aspect temporel n’existe pas dans ces données. C’est pourquoi Tapsoba (2007) et Tapsoba, Bolduc et Boucher (2007) les qualifièrent de panels atemporels. Au cas où cette appellation serait admise chez nos confrères économistes, tout modèle qui s’applique à ces données pourrait être qualifié de modèle de panels atemporels. Nous entendons par le concept de panels atemporels un ensemble de données portant sur des choix répétés et dont les répétitions ne réfèrent pas au temps par exemple le jour, la semaine, le mois, le trimestre, le semestre ou l’année, puisque des choix répétés peuvent porter sur des données en coupe transversale telle une photo prise en plusieurs positions à une période donnée. Ici les changements de position dans la prise de la photo correspondent aux modifications dans les attributs des alternatives de choix (Ex. technologies) et chaque position ou description de caractéristiques correspond à l’une des questions du formulaire de l’enquête qui sert à récolter ce type de données (Ex. Questions sur le choix des alternatives).

Les avantages des panels atemporels

L’avantage des modifications des attributs d’une question à l’autre c’est qu’elles permettent de mieux déterminer l’influence de ces attributs sur les choix des répondants en y introduisant plus de variabilité. Cela autorise, en général, l’emploi de modèles flexibles par les économistes pour analyser de tels choix.

L’utilité la plus connue des panels atemporels est qu’ils permettent d’analyser les choix futurs. Ainsi, des produits non encore disponibles ou à faible disponibilité sur le marché peuvent voir leur pénétration ou leur accès au marché dans les années à venir analyser par des modèles à haute flexibilité. Donnons quelques exemples ; l’accès au marché canadien de l’automobile des véhicules utilisant des carburants propres comme l’hybride, l’hydrogène, le gaz naturel, le propane, etc., une entreprise qui veut proposer un nouveau produit ou modifier les caractéristiques d’un produit déjà commercialisé, mais dont les ventes ne la satisfont pas…

Les lacunes des panels atemporels

Le seul inconvenant est que le choix en situation hypothétique, même réaliste, peut différer du choix en situation réelle de marché. Nous les économistes avons trouvé des solutions pour palier à cette lacune majeure des panels atemporels en combinant les données de choix hypothétiques aux données de préférences révélées aussi appelées données réelles. Les travaux de Cherchi et Ortúzar (2002), Cherchi (2006), Louvière et al. (2000), Daly et Ortúzar (1990), Ben-Akiva et Morikawa (1990), Ben-Akiva et al. (1994) traitent des techniques de combinaison de ces deux sources de données dans l’analyse microéconométrique.

L’un des mérites de l’analyse de Tapsoba, Bolduc et Boucher (2007) est d’avoir qualifié ces données de panels atemporels soulignant ainsi clairement qu’il s’agit bien de panels dont la dimension temps est dégénérée en une période.

(Ressources : Tapsoba (2007) à Institut de Recherche en Économie Contemporaine (IREC) ; Tapsoba, Bolduc et Boucher (2007), Publication du CDAT pour Ressources naturelles Canada (RNCan), Université Laval)

Publié dans Burkina Faso | Laisser un Commentaire »

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.